L'auteur

Marion Mourgue

Mon projet ?

Proposer une information vérifiée sur la politique française à partir d'analyses personnelles. Articles, photos, vidéos... Autant de manières de revenir sur l'actualité.  Sans m'interdire de mettre en ligne les articles publiés, sur lesquels j'ai aimé travailler.


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Mardi 10 juin 2008
ECLAIRAGE

Le débat à l'Assemblée nationale s'est principalement porté, ce mardi, sur deux questions : celle de la représentativité syndicale et celle du temps de travail. Les représentants des organisations patronales et syndicales - Medef, CGPME, CGT et CFDT - sont d'ailleurs venues en parler, ce matin, devant les députés UMP.

A l'issue de leur réunion, syndicats et députés étaient unanimes pour souligner la qualité du débat. Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, appelait même à construire un lien durable "entre démocratie politique et démocratie sociale".

Le mieux dans le meilleur des mondes? Oui pour la question de la représentativité syndicale, qui constitue le premier point du projet de loi du gouvernement présenté en Conseil des ministres, la semaine prochaine. Le second point, en revanche, cristallise les tensions. En ligne de mire: la durée du temps de travail, c'est-à-dire les 35 heures.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand ne cache pas que le gouvernement veut "aller plus loin" que les partenaires sociaux "pour simplifier légalement les choses" sur le temps de travail.
"Sur la partie représentativité, financement, il y a un accord entre les partenaires sociaux (...); sur le temps de travail, nous avons aussi le droit de ne pas être d'accord sur tout", a indiqué Xavier Bertrand, estimant qu'il fallait "assumer les divergences" sur cette question. "Nous disons très clairement: nous voulons aller plus loin pour simplifier légalement les choses".

Avant de rappeler que pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait répété qu'il voulait "garder la durée légale du travail à 35 heures", "essentiel pour mieux payer les heures supplémentaires à partir de la 35e heure", tout en sortant de ce "carcan". Il a aussi expliqué que
"tout accord dans les entreprises sur le temps de travail, il faudra un accord des salariés et des représentants des salariés" et qu'un chef d'entreprise n'aura "pas de possibilité de changer les choses tout seul". Avant de conclure: "Nous l'avons dit depuis un an et demi, personne n'est pris par surprise".

Le ministre a répété qu'il était inutile de dissocier cette question de celle de la représentativité syndicale car cela "retarderait l'examen d'un des textes", comme l'avait demandé le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

Dans les couloirs de l'Assemblée, Bernard Thibault (CGT), lui, exprimait sa colère. Il disait, en sublstance: Le gouvernement nous dit de négocier. Et on s'aperçoit que si le résultat de la négociation lui convient, il la reprend. Sinon, il applique sa propre conclusion. Avant d'ajouter: "Si nous négocions avec le revolver sur la tempe, c'est l'indépendence des syndicats qu iest en jeu. C'est la première fois qu'un texte de loi impose la date d'un nouveau conflit social", prévu la semaine prochaine.

Le désaccord entre organisations salariales et la majorité pourrait s'accroître. Jean-François Copé
, en tant que président du groupe UMP de l'Assemblée, a assuré le gouvernement du plein soutien de la majorité sur cette question, car "il y a urgence à avancer pour trouver les mesures permettant d'aller chercher un point de croissance et le plein emploi. Les 35 heures ont fait beaucoup de mal à notre pays".

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 10 juin 2008
ECLAIRAGE

Comme tous les mardis, la conférence du président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée nationale, François Sauvadet, se tenait dans la salle des Quatre Colonnes. Après avoir rapidement commenté l'actualité, François Sauvadet s'est insurgé contre les "pressions" du groupe UMP, qu'il a fermement dénoncées. Avant d'appeler au "respect de chacun" et à des "règles du jeu beaucoup plus claires" au sein de la majorité présidentielle.

Ces propos, a-t-il dit, soulignent la "grogne des députés du Nouveau Centre" qui "ont très mal vécu les pressions exercées par le groupe UMP pour tenter de récupérer, au sein du groupe UMP à l'Assemblée, un élu du NC dans le Rhône", Raymond Durand.  

Ce candidat du NC, a été élu le 1er juin député de la 11ème circonscription du Rhône lors d'une élection partielle après l'invalidation de l'élection de Georges Fenech (UMP), dont il était le suppléant. Précisant que M. Durand était délégué départemental au NC, François Sauvadet a souligné qu'il avait "été élu grâce à l'engagement de toute la majorité". "Raymond Durand est Nouveau Centre, il siège avec le Nouveau Centre", a-t-il ajouté, le visage fermé.

"La conception du fonctionnement d'une majorité, c'est d'avoir le respect de chacun et des idées qu'il porte. Nous ne sommes pas à l'UMP et nous n'avons pas l'intention d'y rentrer demain", a-t-il lancé. Le président du groupe centriste a également cherché à mettre le poids de son groupe dans la balance: "On oublie que le Nouveau Centre existe et qu'on a besoin de lui pour gagner les batailles futures". A commencer par le vote de la réforme des institutions, les élections sénatoriales et européennes...

par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Dimanche 1 juin 2008
EN BREF

Visites sur le terrain à la France qui se "lève tôt",  interview accordée à la première radio de France, déplacements en province... On se croirait en campagne présidentielle voire en période de cohabitation quand il faut sans cesse garder un temps d'avance sur son adversaire politique. Le président Sarkozy compte bien reprendre la main sur sa majorité et faire seul, dit-il, le sale boulot. Sous-entendu: puisque les autres ne le font pas.

Les autres? Fillon, Copé, Devedjian, les députés UMP... En un mot: le clan du président. Etrange situation politique qui s'apparente à une cohabitation d'un nouveau genre. Celle du chef de l'Etat avec sa propre majorité. Une majorité qui revendique sa liberté de parole et qui conteste, sur certains gros chantiers, l'autorité du président comme son manque de considération.
par Marion Mourgue publié dans : En bref!
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Vendredi 30 mai 2008
ECLAIRAGE

Le duel pour la direction du PS est lancé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë. Les deux ténors qui visent le poste de premier secrétaire au congrès de Novembre ont déclenché les hostilités sur le thème du "libéralisme".

Dans son livre paru le 22 mai, "De l'audace!", Bertrand Delanoë s'est proclamé "libéral et socialiste", soulignant son attachement à la défense et à la conquête des libertés. Ségolène Royal ne déclarait pas autre chose dans une interview accordée au Point, daté du 27 mars: "les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, l'autre nom de la démocratie, sont à gauche".

Pourtant, ces derniers jours, elle expliquait que
sa "conviction c’est qu’au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c’est totalement incompatible". Avant d'enfoncer le clou, le 25 mai, sur Canal+. Selon elle, le mot libéralisme est "tellement chargé et tellement synonyme aujourd’hui de capitalisme débridé et de dégâts, d’écrasement des bas salaires" et "de creusement des inégalités", qu’il n’est "pas possible d’aller le réhabiliter".

Des déclarations contradictoires qui ont semé le trouble au sein du parti socialiste. Pourquoi un tel revirement? La réponse est peut-être à trouver du côté du Premier secrétaire du PS. Dans sa tribune du 30 mai publiée dans le Monde, François Hollande a écrit: "Je sais aussi que l'unité (au sein du PS) est un combat, tant la propenseion aux querelles - parfois tactiquement récurrente - est entretenie".

Le mot
tactique est lâché. Il en appelle un autre: stratégie. Les deux socialistes savent qu'il n'y aura pas de salut pour le perdant. Ni Delanoë, 57 ans, ni Royal, 54 ans, ne veulent et ne peuvent se permettre de laisser passer leur chance à la prochaine présidentielle de 2012. Trop risqué en ces temps où le renouvellement des générations est réclamé par l'opinion publique. Par conséqunt, chacun cherche à inscrire sa candidature comme légitime et nécessaire.

Forte des 17 millions de voix obtenues au second tour de la présidentielle, il y a un an, Ségolène Royal n'a aucun intérêt à laisser s'installer la candidature de Delanoë, à attendre celle de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande. Mais, ce faisant, elle accélère la virulence du front "anti-Royal".

Par conséquent, à moins de six mois du Congrès,
Ségolène Royal sait qu'elle doit parer les reproches récurrents qui lui sont adressés sur son absence d’esprit d’équipe. Pour Bertrand Delanoë, l'enjeu consiste à crédibiliser une candidature « constructive », sans apparaître comme un simple barrage.


par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 27 mai 2008
ECLAIRAGE

Un mois après son intervention télévisée qui refermait une parenthèse de relative discrétion médiatique, Nicolas Sarkozy a décidé de s'occuper du service après-vente des réformes.

Il était ce matin l'invité de RTL, pendant une heure. Une heure pour défendre sa politique et tenter de reprendre la main dans les sondages, en abordant notamment l'épineux dossier du pouvoir d'achat.

Le président de la République a expliqué sa venue, a-t-il dit, par son "envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...) qui ne casse pas les abris-bus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres". Drôle de mise en bouche.

Quelque peu tendu au début de l'interview, le chef de l'Etat s'est ensuite détendu. Vers la fin de l'entretien, quand Alain Duhamel faisait allusion aux tensions qui pouvaient exister avec le Premier ministre, le président a d'ailleurs plaisanté. Alors que le journaliste avait utilisé le mot "divorce" qui pouvait se rapporter à la vie politique comme à la vie privée, Sarkozy a rattrapé la balle au bond: "heu... vous parlez de divorce??". Une manière habile de signifier que sa vie privée était harmonieuse et de contrer les rumeurs qui se mutiplient sur une détestation commune entre lui et Fillon:
"Vous n'arriverez pas à mettre un coin entre M. Fillon et moi. On a fait campagne ensemble, on travaille ensemble, tout se passe bien".

Nicolas Sarkozy a d'ailleurs cité le nom de son Premier ministre, une dizaine de fois... ce qui n'était plus arrivé à ce point depuis longtemps. Un artifice qui n'occulte la volonté du chef de l'Etat de tenir toutes les ficelles politiques: ce matin, Sarkozy a abordé le pouvoir d'achat, comme la ligne du RER A, l'augmentation d'un plein d'essence, les 35 heures, la maîtrise des dépenses... Un patchwork de sujets d'habitude abordé par un Premier ministre, plutôt que par le président de la République.


par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Mardi 27 mai 2008
Après quelques jours de vacances, me voici de retour sur le blog. L'actu a été dense ces derniers jours. Alors à suivre: un article sur le PS, un autre sur les tiraillements au sein de la majorité. Un troisième sur l'intervention de Sarkozy, ce matin à la radio.

Bonne lecture!
par Marion Mourgue
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Mardi 13 mai 2008
ECLAIRAGE

En déplacement à Vienne, en Isère, ce mardi, le président Sarkozy a tenté la leçon de rattrapage sur le pouvoir d'achat. Attablé avec des commerçants de la région, Nicolas Sarkozy a déclaré :   
"Je pense que ce n'est pas foutu. Il n'y a pas de fatalité. Je dois montrer l'exemple en allant chercher le point de croissance" qui manque à la France.

Des propos qui contrastent avec ceux tenus par Nicolas Sarkozy le 8 janvier   
et qui avaient amorcé sa chute dans les sondages : "Qu'est- ce que vous attendez de moi? Que je vide des caisses qui sont déjà vides? Réduire le débat politique français à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde".    

Six mois, deux discours. Ce changement s'explique en partie par la chute vertigineuse subie par le chef de l'Etat dans les sondages. L'opinion publique avait peu goûté cette déclaration du 8 janvier, alors que Nicolas Sarkozy s'était présenté pendant sa campagne électorale comme le futur "président du pouvoir d'achat".

Les propos de ce mardi 13 mai marquent, au contraire, la volonté de Nicolas Sarkozy de reprendre la main sur le thème du pouvoir d'achat, préoccupation numéro 1 des Français.

Et de tenter  une remontée dans les sondages.  Depuis six mois, Nicolas Sarkozy est à la traîne.
. Sa cote de popularité e st stable en mai (40%) selon le baromètre mensuel Ipsos-Le Point, à paraître jeudi. . Si les opinions favorables sont "stables", les opinions "défavorables" à la politique du chef de l'Etat progressent toutefois encore en mai, à 58% (+1), soit un niveau égal au record d'impopularité enregistré par cet institut, en février.
par Marion Mourgue publié dans : Eclairage
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Livre politique

Le dernier livre politique lu :  «Le Président et Moi», par Philippe Ridet, Albin Michel, 236 pages, 17 €.

 
Ce livre qui se lit comme un roman, est truffé d'anecdotes sur Nicolas Sarkozy. A lire au plus vite pour celui qui veut essayer d'en savoir plus sur le personnage tel qu'il est en dehors des caméras.

Le journaliste du Monde, Philippe Ridet, décortique le personnage et la stratégie de Sarkozy. Tantôt drôle, souvent cassant voire méprisant, l'homme politique se met en scène au quotidien. Une mise en scène qui n'empêche pas une grande solitude.

Lire les autres chroniques de livres


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